Actualites des Calanques de Marseille et Cassis


Faire payer l’entrée dans les parcs nationaux français ? Une idée émergente « délicate à assumer politiquement »
Un article du Monde daté du 13 février 2020


Faire payer l’accès à la nature en France ? Le président de la République Emmanuel Macron doit annoncer, jeudi 13 février, depuis Chamonix (Haute-Savoie), de nouvelles mesures pour protéger le massif du Mont-Blanc et son écosystème. La veille, lors du quatrième conseil de défense écologique, il avait confirmé la création de quatre nouveaux parcs naturels régionaux − mais toujours sans nouvel engagement financier de l’Etat.
Pour pallier à ce manque de moyens et afin de limiter les effets d’une fréquentation parfois hors de contrôle, certaines voix du monde de l’environnement appellent à réfléchir à l’idée d’un accès payant à certains espaces naturels protégés. Étudiée dans un rapport d’experts en 2018, reprise par Nicolas Hulot avant qu’il ne parte du gouvernement, cette proposition doit encore faire sa place dans le débat public.

Lire la suite sur le site du quotidien Le Monde


Marseille : Arracher les plantes envahissantes dans les calanques, une solution efficace pour la biodiversité ? 
janvier 2020
un article à retrouver sur 20 minutes 



Des arrachages vont être organisés dans les calanques.
Des arrachages vont être organisés dans les calanques. — Parc national des calanques

Le mythe de Sisyphe revisité dans les calanques. Les bénévoles convoqués ce week-end au Mont Rose ne seront pas chargés de pousser éternellement un rocher jusqu’au sommet de Marseilleveyre. Mais leur tâche peut aussi sembler infinie : ils devront arracher les plants d’agave d’Amérique, de figuier de Barbarie, de griffe de sorcière ou de luzerne arborescente. Des plantes exotiques, envahissantes, qui perturbent la biodiversité des calanques.

« On sait qu’elles vont revenir, reconnaît Laureen Keller, chargée de mission Life Habitat pour le Parc national des calanques. Elles ont développé un système racinaire et une banque de graines. Pour le figuier de Barbarie, par exemple, il faut dix ans pour épuiser complètement le stock ! »

« Un hotspot de biodiversité végétale »

Sisyphe était condamné pour l’éternité à son étrange châtiment… Les bénévoles du Mont Rose n’en prennent que pour dix ans. « Avec les gardes du Parc, on fera des "repasses" chaque année pour éliminer les plantules, puis tous les deux ans », poursuit Laureen Keller. Le but n’étant pas de « nettoyer » tout le massif des calanques, mais seulement certains endroits. « Dans certaines zones on ne peut plus rien faire, mais sur les îles ou sur les zones littorales, on sait qu’il est encore temps d’agir », lance Loïc Panzani, du Naturoscope, l’association qui va gérer les bénévoles ce week-end au Mont Rose.

Ce site est « le meilleur laboratoire possible », selon Julien Ugo, du Conservatoire botanique national européen : « Tous les enjeux du Parc sont résumés sur un petit caillou ! C’est le plus gros hotspot de biodiversité végétale, la fréquentation par les visiteurs est intense et comme on est à proximité de jardins privés, les espèces viennent s’étendre là. » Les acteurs de l’opération de ce week-end font d’ailleurs un gros travail de sensibilisation auprès des habitants des abords du parc, afin qu’ils cessent de planter des espèces envahissantes dans leurs jardins.

Des chantiers chronophages

Comme tous les protagonistes de cette campagne d’arrachage, Julien Ugo est « optimiste » :
« Ces opérations sont efficaces quand on le veut. On a beaucoup travaillé sur la cartographie, on a hiérarchisé et croisé des données pour déterminer des sites prioritaires. On a suffisamment de retours d’expériences pour dire que ça va marcher ! »
Pour « accélérer la cicatrisation », des plantes locales, comme l’astragale, seront également plantées pour occuper le terrain et « mettre toutes les chances de notre côté », comme le dit Julien Ugo. Les premiers tests, effectués en mars dernier sur l’île de Ratonneau, dans l’archipel du Frioul, sont concluants.



Les griffes de sorcière (carpobrotus edulis) pullulent dans le parc des calanques.
Les griffes de sorcière (carpobrotus edulis) pullulent dans le parc des calanques. - Hans / Pixabay

Les chantiers sont « chronophages » mais efficaces. Dans les zones accessibles, ils seront menés avec des bénévoles. Sur les îles ou dans les falaises du Parc, une entreprise spécialisée s’en chargera, avant d’être relayée par les agents du Parc. « En aucun cas, on ne va éradiquer les plantes envahissantes, ce serait illusoire et ce serait un gouffre financier, conclut Laureen Keller. Mais on pense que dans dix ans, on pourra dire : "la flore locale s’est réinstallée !" »




Déchets toxiques dans les Calanques, novembre 2019

un documentaire sur les boues rouges réalisé par Arte découverte à visionner sur youtube

 

 


  L'astragale de Marseille, cette plante emblématique des Calanques qu'il faut protéger








lire l'article et voir la vidéo sur le site de France 3 région


Par Sidonie CanettoLe projet est né de la réunion de chercheurs de l’Institut méditerranéen de bio-diversité et d'écologie marine et continentale et des gestionnaires du Parc National des Calanques. Ensemble, ils ont décidé de recenser les plants d'astragale, où ils se trouvent et où ils se développent le mieux.


Une espèce en voie de disparition
Au niveau national, cette espèce est protégée et la majeure partie se situe dans le Parc National des Calanques et sur le littoral. Il ne reste que 5.000 pieds de cette plante.
"Il y a une mortalité conséquente, on le sait grâce au suivi réalisé, nous assistons à une érosion de cette bio-diversité, explique Frédéric Petenian de l'Agence régionale pour l'environnement et la biodiversité. C'est pour cela que des opérations de plantation sont réalisées au niveau du littoral". 
Replanter pour repeupler
3000 pieds d'astragale ont été plantés, les scientifiques espèrent 30% de survie de ces plants pour repeupler les littoral Marseillais. / © Elodie Pépin/FTV

3.000 pieds ont été plantés en novembre 2019, selon un protocole scientifique. Les graines ont été selectionnées et les sites d'implantation correspondent à des niches écologiques favorables à leurs développements.
"En les protégeant, on protège tout un éco-système et enfin elle rend tout un tas de services", indique Laureen Keller, chargée de mission Life au Parc National des Calanques.
"Elle permet à des insectes de se développer car ils la pollinisent, et ensuite parce que la particularité sur le littoral des Calanques c'est qu'il est proche du centre-ville, qui a un fort passé industriel avec une pollution aux métaux lourds. Cette plante a la propriété de fixer ces métaux".

Avec l'opération de plantation de ces 3.000 nouveaux pieds d'astragale, les scientifiques espèrent qu'au moins 30% des nouveaux pieds d'astragale survivent. 


 









Observation d'une Grande sphère transparente sur le site des Impériaux

extrait du site du Parc National des Calanques, le 05/11/2019



© Jackie Dozin, Sandrine Clerc et Denis Baranger








 Une palanquée de Narval Plongée a récemment observé une Grande sphère transparente (GST) dérivant à 40 mètres de profondeur sur dans les eaux du Parc national des Calanques. Une rencontre du troisième type, aussi exceptionnelle qu’éphémère…

Mystérieuses sphères

Grandes poches transparentes, d’aspect gélatineux, de plus d'un mètre de diamètre et plantées en leur centre d’un cordon, les GST attisent depuis plusieurs années la curiosité des scientifiques et plongeurs… Sans avoir été totalement percé, leur mystère se révèle progressivement. Ces GST seraient en fait des sacs transparents contenant des milliers d’œufs de calmars. Ceux-ci sont d’ailleurs visibles sous la forme de petites particules blanches contenus dans la masse gélatineuse. Pour Delphine Thibault, chercheuse à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MOI), « les conclusions concernant les GST doivent cependant être prudentes dans la mesure où les connaissances scientifiques sur la reproduction des calmars restent parcellaires ».

© Jackie Dozin, Sandrine Clerc et Denis Baranger
© Jackie Dozin, Sandrine Clerc et Denis Baranger

Rares moments de grâce

La rencontre avec une GST est un moment rare mais pas inédit. Dans les 10 dernières années, les palanquées de Narval Plongée ont reporté quatre rencontres de ce type dans les eaux du Parc national des Calanques : à Morgiou, à la Pointe Cacau, à Castelvieil et enfin aux Impériaux la semaine dernière. Cette fois-ci la palanquée n’était pas équipée d’appareil et n’a pas pu ramener de clichés.
Fin octobre, une observation similaire était faite en Norvège. Toujours selon Delphine Thibault, « la tendance vers l’augmentation des observations tient surtout dans le fait que les plongeurs sont de plus en plus nombreux. Mathématiquement, les rencontres entre les GST et les humains augmentent mais elles restent un événement.»
La rareté des rencontres s’explique par les profondeurs importantes dans lesquelles les GST dérivent mais aussi dans la fugacité du phénomène… L’éclosion des sphères survenant en effet après seulement deux ou trois jours.
Que faire en cas de rencontre ?
Si vous avez la chance de croiser le chemin d’une GST, merci de respecter son intégrité. Tout prélèvement est à proscrire dans la mesure où il présente un risque. La prise de photos macro et le recueil de données liées à la rencontre (la taille de la sphère, profondeur, température de l’eau…) sont  en revanche encouragés pour faire avancer les connaissances.

 

Explorez le projet de la Grotte Cosquer à la Villa Méditerranée

extrait du site d'info local https://madeinmarseille.net

, Explorez le projet de la Grotte Cosquer à la Villa Méditerranée
© Corinne Vezzoni et associés architectes & Kleber Rossillon - Région Sud

Découverte de la réplique de la grotte Cosquer en véhicules autonomes, parcours ludique et interactif, baptêmes de plongée… Le projet porté par la société Kléber Rossillon ne se limite pas à la reconstitution de la grotte Cosquer au sein de la Villa Méditerranée. C’est une véritable exploration au coeur de l’Histoire qui sera proposée au printemps 2022. Visite guidée !

Le pingouin de Monsieur Cosquer deviendrait-il aussi célèbre que la sardine qui a bouché le port ? Durant les prochains mois, la Villa Méditerranée va connaître une véritable métamorphose, pour devenir « un lieu de patrimoine, de science en action et de rencontres, vivant et populaire, qui sera une grande fierté pour la Région Sud et pour Marseille », assure Geneviève Rossillon, gérante de Kléber Rossillon.
La société a été sélectionnée par la Région Sud pour réaliser la réplique de la grotte Cosquer à la Villa Méditerranée, et dont le choix a été acté ce jour en séance plénière. Le projet imaginé par Kléber Rossillon va au-delà de la seule reconstitution de la grotte et propose un parcours de visite innovant en quatre pôles.
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Marseille: pour lutter contre les déchets le Parc national des Calanques choisit de récompenser les visiteurs "propres"Par Nina Pavan, GB Publié le 07/08/2019 à 17:48 France 3 PACA

Mélanie Frey/ FTV

C'est son aspect sauvage qui lui donne tout son charme, mais pas ses déchets. Le Parc national des Calanques de Marseille abrite 200 espèces animales protégées, mais aussi des kilos déchets abandonnés par ses 2,5 millions de visiteurs annuels.

Pour sensibiliser le public à son impact sur ce lieu unique en France, le Parc national des Calanques a décidé de lancer une campagne à contre-pied en récompensant ceux qui pensent à récupérer leurs déchets, mais aussi ceux des autres.

Vers le dénouement du "Procès braconnage" dans les eaux du Parc National des Calanques

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Par France Bleu Provence

Un an après le début du procès à Marseille de 4 braconniers jugés pour avoir pillé pendant plusieurs années les eaux du Parc National des calanques, l'audience civile au Tribunal de Grande Instance ce vendredi 5 juillet, ouvre la dernière partie de ce procès hors normes.

Parc National des Calanques

Parc National des Calanques © Maxppp - Florian Launette













Il y a un tout juste un an se tenait à Marseille le procès hors normes de 4 braconniers jugés pour avoir pillé pendant plusieurs années les eaux du Parc National des Calanques. Quatre chasseurs sous-marins très expérimentés qui avaient pêché dans des zones interdites et revendu à des restaurateurs et poissonniers marseillais près de 24.000 oursins, des coquillages par milliers, des poulpes, plus de 100 kilos de mérous... 

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Pourquoi il ne faut pas avoir peur des requins en Méditerranée ?Par Annie Vergnenegre Publié le 20/06/2019 à 18:27 Mis à jour le 22/06/2019 à 13:41


Pendant plusieurs jours en avril 2019, la présence d'un requin bleu femelle suscite la curiosité dans le port de l'Estaque à Marseille. / © Thibault Maisonneuve/MaxPPP

Le dernier spécimen aperçu dans nos eaux méditerranéennes françaises en avril 2019 était 
une femelle requin bleu. Pleine de petits requineaux, elle s’était réfugiée quelques jours dans le port de l’Estaque à Marseille.

Le Groupe Phocéen d'Etude des Requins (GPER) basé à Marseille avait filmé l'opération de sauvetage

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Calanques de Marseille : l'île de Riou, le paradis du lapin de garenne

Par Vanessa Fabre, GB Publié le 23/06/2019 à 09:59



La Ciotat polémique sur les rejets dans les calanques

Photo Sylvain Pignol
Des citoyens nous ont alerté sur les réseaux sociaux, sur des rejets d'eaux visiblement usées par la station d'épuration de la Ciotat (...)

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